Dépigeonnage Morges

Le vocable « rat » est un patronyme vernaculaire flottant qui peut désigner, en français, des centaines d'espèces différentes dans le monde de mammifères rongeurs omnivores, dont la queue est dénudée, les dents pointues et le museau pointu. Les rats sont le plus souvent de la catégorie des Muridés ou, de façon plus restrictive, du genre Rattus qui regroupe les espèces les plus communes : Rattus rattus, le rat noir, et Rattus norvegicus, le rat d'égout qui a apporté le rat domestique en élevage. Néanmoins, par analogie, le terme symbolise aussi quelques espèces de rongeurs qui ne font pas partie de la famille des Muridés comme le Rat palmiste, le Rat-chinchilla, etc. L'Homme consacre du temps à l’étude de  ces rongeurs, il les utilise à son profit, il les adopte ou bien, au contraire, les considère comme des nuisibles et cherche à les exterminer. Les rats font ainsi partie intégrante de la symbolique, de la culture et de l’histoire humaine et de plusieurs œuvres y font recours.

La souche du mot « rat » est fortuite. Il n'existait pas en latin1. Sa racine semble commune aux langues latines (rata en espagnol, ratto en italien, ratazana en portugais) et aux langues prussiennes (Ratten en allemand, rat en anglais et batave). Le mot remonte à la fin du XIIe siècle, avant cela rats et souris ne sont pas distingués et sont définis sous le terme de Mus2. Néanmoins les genèses en restent obscures, il viendrait d’une onomatopée, née du bruit du rat qui grignote, ronge ou gratte. Il pourrait surgir de l’allemand ratt1,3 ou encore du celte ract ou raz2,1. La femelle du rat est surnommée une rate (que l'on peut aussi écrire ratte) et son petit est appelé un raton. Une ratière renvoie à un piège à rat

Le langage habituel confond longtemps rat et souris5 comme l'atteste par exemple la fable de La Fontaine intitulée Le Chat et un vieux rat où l'auteur les fusionne en définitive dans l'expression globale « la gent trote-menu » après avoir employé indistinctement l'un et l'autre terme. Le mot « rat » daterait de 1170 en tant que « nom usuel de nombreux mammifères rongeurs »6.

Jean Nicot dans le Thresor de la langue françoyse tant ancienne que récente associe le rat à Mus en 1606 mais avant que ce type ne soit confirmé par Linné en 1758. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, L'Encyclopédie ou Dictionnaire réfléchi des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d’Alembert définit le « rat » comme étant de l'espèce Mus domesticus, c'est-à-dire un identique de la présente souris domestique